Gérard ALARY
Né le 23 Novembre 1945 à Avignon
Diplômé des Beaux Arts de Paris
Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Dijon
Vit et travaille à Ivry sur seine, depuis
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Quitter l’atelier a été pour moi une nécessité, j’ai cessé de peindre durant 6 ans. J’avais envie d’aller fouiller dans d’autres directions, j’ai donc tiré parti de l’architecture, du cinéma, de la mode et de la musique. Ces expériences m’ont énormément enrichi car je travaillais non plus tout seul, mais avec d’autres personnes qui m’ont apporté leur savoir faire sur la mise en espace, le son, les arts visuels avant de reprendre la peinture qui était la mienne.
La rencontre avec Michel Enrici, scénographe et critique d’art a été déterminante pour moi en tant qu’artiste. Le fait de réussir une très belle exposition populaire au Musée de la Vieille Charité à Marseille sur ma mère et sa maladie m’a renforcé dans ma conviction de créer d’autres projets.
L’exposition à la Chapelle de la Pitié Salpétrière à Paris, en s’intégrant à l’architecture de ce lieu cultuel, s’est orientée vers le sacré pour une nouvelle dynamique de ma peinture.
A la Villa Tamaris, mes nouvelles oeuvres de dimensions importantes réintroduisent la couleur et se dégagent du concept sociétal qui sous-tendait mon travail depuis 5 ans pour retrouver une liberté de penser et d’agir vis à vis du monde actuel. Je pense que mon travail témoigne de la peinture et de son histoire, tout autant qu’il parle de l’individu et de son rapport au monde. Il pose la question de la peinture comme effet de miroir, comme reflet de notre société.
Avant 2000, ma peinture se caractérisait déjà par une forte présence du corps, de l’individu et sa représentation douloureuse, mais peut-être n’avais-je pas encore trouvé une mise en évidence du rapport à la peinture ?
